Groupes humains et organisation sociale.

 

        



       *  Petit rappel...       Les articles qui suivent sont là pour nous faire voir que
                                       
les structures sociales archaïques, fondées sur 
                                       les conditionnements asociaux, 
ne sont pas viables
                                       Tant que nous maintenons ces conditionnements implicites
                                       au lieu de nous en éloigner ( prise de conscience, changement
                                       progressif de structures sociales, changement d'éducation), 
                                       nous demeurons
 piégés dans des problèmes sociaux 
                                       et relationnels insolubles...



                                                            *




             On pouvait aussi bien baptiser cet article...   
          «Groupes humains et exclusions sociales» : races, nations, familles, 
                                                                               et anthropocentrisme.

 

   ...Laissons planer un instant notre esprit à la surface de la Terre, comme si nous la survolions. 
Notre regard embrasse toutes les cultures humaines, et distingue l'organisation sociale telle qu'elle s'est façonnée depuis le début des temps...



   Envahi par une peur intérieure qui l'a coupé de la Nature  – de sa nature...–  l'être-humain fébrile, à la conscience encore peu éveillée, ne vise qu'à la conservation et au bien-être de lui-même et de ses proches. Même lorsqu'il est relativement pacifique et ouvert, ce dernier doit se prémunir des tribus les plus agressives. C'est ainsi que les peuplades primitives les plus sociables et les moins farouches, les moins préparées à se défendre, furent souvent exterminées par les plus agressives (les plus conditionnées) et ne furent point majoritaires au final... Ces dernières, parmi les moins sociables, sont vraisemblablement les ancêtres majoritaires de l'Homme contemporain. 


   On commence à accepter l'idée que l'homme de Neandertal a pu être éliminé par son contemporain Homo-sapiens, plus agressif. Cette hypothèse, d'un génocide des premiers âges, a mis du temps à se faire jour, car elle jette une ombre sur l'être humain contemporain et entache quelque peu sa fierté.
  - Ce débat est ouvert et intéressant, mais il reste secondaire si l'on veut aller à l'essentiel utilement : déconditionner nos structures sociales et l'individu pour accéder à un mode de vie viable et heureux. Ceci dit sans idéalisme, car la chose est tout-à-fait possible dès lors qu'on a pris conscience des conditionne-ments en tant que tels.
C'est un idéalisme conservateur, que de continuer à croire qu'il ne faut rien changer en profondeur dans nos structures sociales ou qu'on ne le peut pas. 

   Car des structures sociales conditionnées produisent un individu conditionné, de même qu'un individu conditionné produit ou reproduit des structures sociales conditionnées / cqfd  

   De façon générale, on aurait tort de penser que l'être humain était entièrement sociable et pacifique à l'ère des nomades et des chasseurs-cueilleurs. 
Peut-être y eut-il de telles peuplades, et nous leur rendons hommage ici... Mais, quoiqu'il fut moins farouche dans l'ensemble, l'être humain était encore replié sur son groupe et soumis à certains conditionnements asociaux.

On peut supposer qu'avec l'agriculture et la sédentarisation, l'appropriation de territoires et de denrées naturelles a excité la concurrence entre peuples différents et entre individus. Puis les luttes de pouvoir, les hiérarchies et les vanités personnelles au sein du Groupe.

...Un peu partout, progressivement, des Groupes humains se sont appropriés des territoires délimités et ont créé des cultures hermétiques les unes aux autres : familles, tribus, races, nations, sont des notions destinées à identifier et isoler, somme toute, tel ou tel groupe humain et ses proches. On ne coopère pas aisément, ou pas assez. Les velléités de s'unir sont encore faibles et symboliques...

On empêche de la sorte une culture universelle et sociable de se créer. Une culture déliée, autrement plus riche et variée que nos ''cultures'' respectives actuelles... héritées du vieil instinct de Groupe !



 

   La famille : 

   de même qu'il peut exister un peuple libre, ou au contraire archaïque,

il existe une famille libre, ou à l'inverse archaïque :

large et accueillante, ou bien repliée sur elle- même...

Famille ouverte ou bien famille-tribu, dominée par un «chef de famille».



   Les concepts de race, de nation, de tribu, sont dérivés somme toute de la notion de « famille », et il ressort que celle-ci, sur le mode archaïque, contient en substance tous les ingrédients fâcheux de l'instinct de Groupe.

La famille archaïque rassemble tous mes proches : ceux-là avec qui j'ai développé des relations intimes et privilégiées, du fait de s'être trouvés géographiquement rapprochés et d'avoir vécu ensemble. La race, le sang, la lignée, sont autant d'arguments fallacieux (valeurs traditionnelles et trompeuses, croyances) censées justifier « objectivement » ces exclusions et préférences. Seul un repli sur soi, sécuritaire et conditionné, justifie en réalité ces limitations sacro-saintes à un quelconque Groupe. Car je puis me lier avec tout-un-chacun sans y mettre cette ligne rouge.

Le couple lui-même, supposé être le noyau de la famille, ne résulte-t-il pas d'un alliage entre deux personnes « étrangères », selon cet ordre d'idées. Preuve que la Nature, dans son essence, est la plus forte, et n'entend rien à ces notions « culturelles » de famille et de Groupe hermétiques.



 . La famille archaïque, la famille-tribu : ...contient en filigrane tous les mécanismes du Groupe sécuritaire et prioritaire. Ce concept vient limiter la sympathie naturelle des êtres envers autrui : hermétisme, valeurs internes arbitraires et imposées d'une famille à l'autre, au mépris du bon sens et de la dynamique de Vie; autorité abusive et hiérarchie, conformisme social, revendication identitaire, se retrouvent de manière plus ou moins prononcée et formelle au sein de cette structure familiale.
 

   Quelle illusion ancrée nous fait penser à une séparation de principe entre nous! C'est l'instinct de Groupe programmé, qui de manière illusoire craint pour sa survie et ne vise qu'à sa propre gratification.

C'est aussi la face réelle de la tradition, refusant d'évoluer et procurant à mes proches et à mon Groupe un caractère préférentiel et absolu qui n'a pas lieu d'être.

   La famille archaïque, hermétique et prioritaire, est un mythe puissant dans nos esprits mais il est faux.
C'est une vue de l'esprit traditionnelle, 
imposée par l'autorité du Groupe depuis des millénaires.
Il est pourtant d'autres structures, bien plus libres et chaleureuses, que l'on peut voir se substituer à cette fragmentation en familles et communautés rigides.

Tous les Groupes constitués, de la petite famille repliée sur elle-même à l'armée régulière, en passant par l'entreprise, ou le Groupe spirituel « bien intentionné », procèdent de la même démarche de Peur individuelle et de repli collectif pour se sécuriser.

Trouver refuge au sein d'un Groupe, au lieu de désamorcer la problématique sociale, la Peur et la rivalité latente. Débrouiller le malentendu induit dans les relations humaines et oser l'ouverture.

Les divers Groupes humains et la famille surinvestie sont précisément le repli vers une impasse;  la conséquence d'une pénurie de confiance et de chaleur humaine au-delà de ce Groupe, sans plus travailler à nouer des liens sincères avec l'Autre...



   Cette mentalité de Groupe est un véritable cancer social fonctionnant à l'insu de tous.

Il fait exploser la dynamique de Vie, de sympathie, de solidarité naturelle : fragmentation de celle-ci qui aboutit à l'incohérence. Il en résulte une concurrence destructive entre Groupes, une autorité arbitraire en leur sein, une soumission à des valeurs non réalistes. Et, au bout du compte, une régression du bien-être chez les individus.

Quelle que nouvelle famille ou organisation collective que l'on prétende créer, ce mécanisme subliminal de Groupe s'impose comme une valeur par défaut ! 
Ce type d'organisation grégaire rassure les esprits archaïques devant l'inconnu dans les relations humaines, ou procède par simple habitude...

 

   J'en termine avec la notion de famille archaïque, au sens large.
 

   Au sein d'une telle famille, je demeure plus ou moins bon et aimable envers mes proches ; mais, en dehors de ce cercle, me voici sauvage et primitif, indifférent ou hostile à « l'autre », à l'inconnu, à celui qui semble différent. J'établis tout au plus des passerelles frêles et peureuses par-dessus le mur que j'ai construit autour de moi...



   En conclusion, cet esprit de Groupe instinctif et restrictif, supposé nous sécuriser, crée en réalité les conditions d'une guerre couvée permanente : il détruit la dynamique de Vie et de sociabilité. Il nous livre à un monde de concurrence, d'insécurité et de conflits omniprésents.

Tout l'inverse de la sécurité prétendument acquise au sein de ces empilements de Groupes !  cqfd 
Ceci s'applique aux relations humaines, à l'économie, à la politique, et à tous les domaines de la vie sociale que nous explorerons dans les articles suivants. 



la famille ouverte : ...est, quant à elle, fruit de la sympathie et de l'amour 
                                                                                                       sans la Peur.

   Les enfants vivent au contact de leurs parents, ce qui est une entité cohérente et constructive, mais avec de multiples de passerelles de confiance et d'enrichissement vers les autres familles. Les portes sont ouvertes et l'on s'accueille aisément. L'autre famille est le prolongement de la mienne. Une culture qui n'est point hermétique se crée au sein de cette famille, qui communique avec les autres.

Si un parent vient à s'absenter ou à disparaître, l'amour qui m'entoure est toujours présent, par la multiplicité de ceux qui m'aiment et me côtoient.
(A ce titre, la famille africaine est un bien bel exemple, elle qui étend sa solidarité aux voisins  - à cela près qu'elle reste archaïque de par ses hiérarchies et les soumissions qu'elle impose. Et, sur le plan collectif, le tribalisme est très présent; ce qui est un fléau social en Afrique tout comme le nationalisme dans d'autres régions du monde.)



   La famille ouverte est donc en relation avec l'Autre, envers qui elle est intéressée et accueillante, et non point méfiante sans raison, comme chez la famille archaïque.
C'est une attitude de responsabilité entière envers chacun, au lieu de l'indifférence ordinaire. Par le climat d'ouverture qui y règne, elle enseigne aux enfants à aimer l'Autre  - dans le sens noble du terme, en tant que... « Autre moi-même ». Prolongement de ma sensibilté dénué d'égocentrisme.

   L 'Autre, par son originalité, me complète et m'enrichit. Il ne m'agresse point ni ne me veut du mal. Il protège mon intégrité. Il n'y a pas ''d'autre'' qui soit méprisable. Il n'y a plus « d'autre » en réalité... mais seulement le ballet harmonieux des relations humaines que nous pratiquons ensemble, de façon naturelle.

   Une autre dynamique de la Vie... la vraie, naturellement présente chez les enfants si l'on veut bien l'encourager à l'aide d'une éducation cohérente, sans y projeter les archaïsmes brutaux des «adultes».

L'empathie, la sympathie, y remplacent peur et jalousie, ce couple infernal qui met l'amour en pièces.

Les enfants qui ont été adoptés le savent bien, comprenons-le : votre véritable famille, c'est celle qui vous aime et vous respecte. Elle n'a pas de limite prédéfinie.

Voici la base des relations humaines.



  La nation : un peuple n'a pas besoin d'être une nation. Il est d'abord le reflet d'un mode de vie, de savoirs-faire, de savoirs-être. Il n'inclut nullement d'être hermétique et Identitaire. Une région du monde peut porter un nom, l'Italie, la France, ou l'Orient, sans se poser nécessairement en nation. 
   De la nation au nationalisme, en passant par le patriotisme, il n'y a qu'une question de degrés. Il ne peut rien émerger de bon de ce concept tribal. Il faut le dépasser. Il est germe de conflit, armé ou économique, et de valeurs arbitraires en son sein.
L'on se référe parfois à l'idée d"un nationalisme doux, tempéré, voire pacifique. Cela ne s'est jamais vu et ne peut pas se voir; ou alors une telle "nation" n'aspire qu'à la dissolution des frontières avec ses voisins, lorsqu'ils y seront prêts. (Ce qui suppose une réciprocité éclairée, et non un envahissement unilatéral par les valeurs archaïques de l'un ou de l'autre. On ne saurait donc renoncer à la hâte à des frontières, si cette autre vision de l'humanité n'est point partagée.) Une frontière induit nécessairement des déséquilibres entre Groupes ou nations voisines, une indifférence relative, voire compétitive, qui nuit à la coopération entre peuples.

   Il convient de ne pas confondre la culture d'une région du monde, l'originalité de cette culture, riche et heureuse, avec la nation et sa tradition identitaire indérogeable. Le nationalisme et l'identité se superposent à la culture, mais c'est pour le pire.
   L'originalité de la langue, de la danse, de la musique, de la nourriture, des habitations et des moeurs propres à une région, représentent sa culture libre et créatrice. C'est là une personnalité cohérente, propre à une région, et non une identité gravée dans le marbre. Une culture libre est capable de se remettre en question, de gommer les réflexes archaïques des traditions, et d'accueillir tout autant ce qui n'est point de chez elle : cultures et points de vue extérieurs, eux-mêmes libérés des archaïsmes et de toute hégémonie culturelle ou nationale.

 
  ...Et que penser de ces fédérations d'Etats, Europe ou autre ?

   Cela semble un pas en avant, vers l'abaissement des frontières et les rivalités de nations. Ce n'est encore hélas qu'une démarche superficielle, car tout dépend de ce qu'on y met et du contenu du projet politique.
   L'Europe actuelle n'est encore qu'un agrégat de nations, un ramassis d'intérêts particuliers acoquinés aux Etats occidentaux. Elle est une multinationale, dédiée à de pseudo-élites et à leur idéologie violente : "marchandisation de tout et de tous, Croissance, concurrence", accumulation instinctive de richesse et d'injustices criantes...
   Une poignée de super-prédateurs (OMC et consorts) a pris le pouvoir sur la liberté des peuples, avec pour objectif aveugle de tout mettre à sac 
au nom du profit et «au nom de l'Europe» ! Un totalitarisme économique s'est mis en place, chassant l'idéal humain et resserrant son étau violent sur nos vies. L'acoquinement des élites et la puissance de l'argent ne pouvaient rien produire d'autre. 
   Attention, à ne pas se livrer pieds et poings liés à des technocrates inéduqués, qui prétendent  faire l'Europe !  pour mieux la livrer à la rapacité du marché et en dépouiller les peuples. C'est pour l'heure ce qui se passe et dans quoi nous sommes engagés, mais la prise de conscience est en train d'opérer.

   La mutation sociale ne peut venir que de liens horizontaux entre les individus et les peuples de ce monde. Les Etats finiront par les suivre, par la force des choses, pour se fondre eux-mêmes dans une autre conception de la démocratie.
   Une mixité sociale éclairée, le cosmopolitisme croissant du fait de l'immigra-tion, peuvent induire à eux seuls l'effondrement des murs nationalistes d'ici à quelques centaines d'années. Cela peut aussi ne jamais se produire, l'obscurantisme peut dominer et le chaos social éclater, engendrant un repli étroit sur la nation tribale, avec toutes ses conséquences fâcheuses.
Leur sort est entre les mains des générations futures, si elles s'extirpent, ou pas, des archaïsmes hérités. 
 


  L' Anthropocentrisme.

 

  De même que la Famille, la Nation ou la Race, en tant que Groupes exclusifs, le fait de considérer l'espèce humaine comme étant maître de la Terre entière est la conséquence de l'instinct de Groupe égocentrique, dominateur et territorial, en concurrence avec les autres espèces.

(voir : La nature humaine conditionnée.)
 

   L'homo-sapiens actuel, dans l'ensemble, manifeste un fort degré de prédation vis-à-vis de la nature et de ses ressources. Il la pille sans grands scrupules, ayant dans l'idée que dieu ou « l'ordre naturel des choses » ont mis à sa disposition ce vaste réservoir de ressources, destinées à sa consommation ! L'identification instinctive au seul Groupe humain a relégué au rang d'objets les autres espèces vivantes et sacrifié ainsi l'équilibre écologique. La prise de conscience commence à se faire mais elle est bien tardive. On rechigne à voir et à savoir, et la fuite en avant continue.
 

   D'où l'intérêt de prendre conscience aujourd'hui de ce conditionnement affreux, qui toujours reproduit son cycle de la destruction. L'anthropocentrisme, c'est l'instinct de Groupe archaïque à l'échelle de l'espèce. La domination assise sur les autres espèces et sur la Terre, en l'occurrence. 


                                                                                    
*


  Notre société humaine est pour l'heure structurée et « explosée » du fait d'un repli hermétique sur le Groupe : Races, Nations, Familles, et Groupes d'intérêts divers, divisent la société et semblent constituer d'incontournables remparts. 
Divisions statiques qui rejaillissent en une explosion dynamique, une bombe humaine présente dans tous les rapports sociaux et économiques.

Ces divisions absolues conspirent à limiter la coopération et à engendrer les conflits, en créant de stupides « Groupes d'intérêts » au détriment de chacun.

Cet instinct de Groupe et de concurrence gangrène notamment économie et politique, ainsi que nous allons l'évoquer.



   Nous en appelons donc à une révolte des plus jeunes contre ce système archaïque, qui les a jetés dans un mode de vie brutal, sans âme et sans issue. On nous a jetés dans la concurrence et la violence, et il nous faut rejeter cette imposture, cette valeur fausse.



   Chez les individus et peuples conditionnés, l'instinct de Groupe et d'exclusion est tellement vieux, tellement ancré (dans leur idée) qu'il leur apparaît légitime et normal, sans aucune autre possibilité.  Mais il ne l'est pas.
Aussi longtemps qu'ils sont ainsi forgés, les esprits se refusent à le remettre en question : redoutant toute alternative à cette manière de vivre ancienne et 
sécuritaire, mais au détriment de la sécurité réelle.
 

 L'idéologie d'incompatibilité entre races, par exemple, a mis du temps pour être dépassée, au moins en théorie. 
Or, "la race'' (d'un point de vue biologique) est au contraire la preuve d'une grande capacité d'adaptation de l'être humain à un environnement naturel et humain. 
Et le métissage en est la démonstration.

Seul un embrigadement idéologique et asocial empêche enfants et individus de s'ouvrir, de créer entre eux une nouvelle culture et des liens plus heureux.



    La société humaine, ainsi conditionnée et divisée, suscite toujours concurrence puis conflits. Modérément au début, mais selon un enchainement fatal : perte de liberté et d'équilibre pour chacun et destruction réciproque à plus ou moins long terme. Ceci s'applique à tous les domaines de la vie, où nous avons créé des Groupes hermétiques et identitaires.



   Nous venons d'évoquer l'organisation humaine "statique", en quelque sorte, telle que nous l'avons héritée des conditionnements archaïques.

   Voyons à présent l'aspect dynamique qui en découle et la question de l'économie dans ses fondements.


                                                      
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