Aymeric Caron : Antispéciste et Prédateur


      Suite à l'enfarinage d'Aymeric Caron, le 3 Septembre 2016 au forum du livre,
j'ai été emmené au commissariat de police et gardé à vue. Toutes les photos de l'événement ont été effacées, donc il ne s'est rien passé.

Mr Caron, ignorant qui était l'enfarineur, s'est ensuite rendu au commissariat pour porter plainte. Lorsqu'il a appris qui j'étais : l'auteur plagié, il a retiré sa plainte et a quitté les lieux. On m'a dit que j'étais libre, mais je n'étais pas pressé de m'en aller. J'ai été bien traité, par des policiers intelligents qui s'efforçaient de comprendre l'affaire. Pour ce qui est du plagiat, c'est une autre procédure, que j'ai maintenant engagée.

Je n'ai pas agi de la sorte par gaieté de cœur. C'est une corvée que de devoir en passer par là. C'est une manière publique de dire NON, après tous les torts que j'ai endurés. Pardon à ceux que j'ai choqués. Je me suis efforcé de vous expliquer ce dont il retournait sur le document que j'ai distribué au préalable, afin d'adoucir votre trouble. Merci à ceux qui m'ont compris...


                                                                     
                                                        *


 Aymeric Caron a volé mon travail pour écrire son dernier livre,

                                                                                          "Antispéciste".               


               [ Lien vers :  Liste des plagiats opérés par Aymeric Caron. ]


            ...la sensibilité envers les animaux est une bien belle chose, mais elle n'exclut pas la violence la plus brute envers son semblable. C'est la tragédie de l'être humain : il est à la fois bon et mauvais, capable de pitié mais également impitoyable, dès lors que son intérêt égocentrique est en jeu. Il y a en nous de bons et de mauvais instincts relationnels, comme il en va des animaux. (C'est le vrai sujet de cette affaire...)
   J'ai écrit « La Nature humaine » dans laquelle j'expose l'origine de ce fléau, et qui éclairera aussi sur le naufrage d'un homme qui s'est perdu en voulant trop briller.



                                    RÉCIT D'UNE IMPOSTURE.  

 
                                    (Une escroquerie intellectuelle.)

 

[ Ce qui suit est l'extrait de ma première lettre à Aymeric Caron, en date du 24 novembre 2014. Elle accompagnait l'envoi de mon manuscrit par la poste.]

 
           
                      Bonjour  Aymeric,


                     pardonnez-moi de vous déranger.  Ce n'est probablement pas une très bonne idée que d'écrire à quelqu'un aussi sollicité que vous devez l'être.
  J'espérais vous voir à Blois il y a quelques semaines  [ Nota : il se tenait là-bas un festival dont le thème était « Les rebelles »]  pour vous remettre en main propre le court livret que je vous adresse aujourd'hui (vous l'avez échappé belle...).
Mais les rebelles n'étaient pas au rendez-vous de ce festival. Peut-être eusse-je dû bondir dans votre siège resté libre ce jour là ?

   Je vais m'efforcer d'être bref. La raison pour laquelle je vous adresse mon étude synthétique de
« La Nature humaine » est, tout d'abord, que vous me semblez fort capable de la comprendre, de par votre ouverture d'esprit. Quoique vous ne soyez pas tenu de l'approuver en tous points, cela va sans dire, ni non plus même de la lire...
   Elle n'est pas un bavardage intellectuel ou philosophique, mais une grille de décodage féconde, à mes yeux, de la crise écologique, économique et sociale que traverse l'humanité. Je l'ai écrite avec mes tripes et, si vous la lisez, ne jugez pas tant de la forme mais seulement du fond.
   Economie, démocratie, idéologies, crises identitaires, etc, sont remises à leur juste place dans cette démonstration simple que j'ai tâché d'établir, à la lumière de la nature humaine.

   Il s'agit d'une théorie originale et, je le crois, valide, qui n'a jamais été écrite avant et que personne ne voudra publier ; parce que c'est le travail d'un anonyme et que, de surcroît, il renverse la table. (C'est là une corvée qui m'incombe et non une vanité dont je me prévaudrais.)
   Si je me leurre, si je suis trop présomptueux, c'est à vous d'en juger. Je suis hélas mon seul avocat pour l'heure, avec toutes les maladresses qui s'ensuivent lorsqu'on est contraint de parler de soi ou de mettre en avant son travail.

   Le vrai rebelle est celui qui renverse la table, non pas pour la mettre sens dessus-dessous, par démagogie, mais pour la redresser sur ses pieds : il rétablit le juste, le vrai, il rappelle à tous le sens moral, le sens de la vie, au sein d'une cacophonie d'idéologies et de notables qui occupent toute la place.
   Mais encore faut-il qu'il soit entendu... L'amateur sans parti pris qu'on n'attendait pas, l'homme sans statut que l'on méprise mais qui a vu juste, est bien plutôt destiné à l'indifférence et à l'inaudible, puis à voir plagier son travail, morceau par morceau, par tous les gens en place auxquels il l'a fait lire.
Le mépris n'empêche pas le plagiat et même le facilite. Les idées sont habilement récupérées par tel qui va faire carrière (j'en ai fait les frais) tandis que l'anonyme sans ambition ne voit pas seulement son travail mentionné ! Moins encore pourra-t-il le défendre à sa juste mesure pour ne pas le voir déformé.
   La société terriblement hiérarchique que nous avons produite accouche d'une semblable violence.
    Les plus sages en apparence se laissent corrompre par la vanité et l'immoralité triomphe jusque dans le domaine de la sagesse !

        En fait, vous le comprenez, Aymeric, je ne vous demande pas nécessairement d'apprécier mes réflexions, mais j'implore quelque protection... Si de beaux esprits s'emparent de ma ''thèse'', comme cela s'est déjà vu en partie, quand ils l'auront pillée à souhait, vous pourrez dire que je vous avais expédié ces éclairages avant qu'ils ne se les approprient publiquement. Je ne sais sous quelle forme vous pourriez faire cela, mais à toute fin utile j'ai eu l'idée de m'adresser à vous.
   Conservez ce léger résumé que je vous adresse, vous n'êtes pas même tenu de le lire ; ou peut-être le parcourrez-vous quand le temps des vacances sera là, l'esprit libre des préoccupations professionnelles. Il faut le découvrir à petite allure, ne pas trop se formaliser de ses imperfections, afin que s'en dégage une vision d'ensemble qui seule nous intéresse.
 
   Mon travail est une approche originale qui mérite d'être comprise, je le crois.
   Il est un regard extérieur plus juste, n'étant pas celui d'une personne formatée par le système ambiant, éducatif ou autre. Il offre le cadre cohérent qui nous manquait pour comprendre la dérive de l'aventure humaine.
   Il est injuste et dangereux de penser que seuls les ouvrages sélectionnés au bon vouloir des éditeurs sont dignes d'être lus et contiennent des vérités. Pourquoi s'en remettre à ceux-là seulement pour forger son point de vue sur la vie, alors qu'ils sont le fruit d'une ligne éditoriale et que trop souvent ils s'inscrivent dans un système de pensée qui ne souhaite pas se réformer. Qu'importe alors de publier des vérités, si elles nous incommodent...

   Mon travail est aussi un pladoyer solide envers le sort réservé aux animaux, « nos semblables, nos frères », à bien des égards. Il est une incitation plus forte à être végétarien, puisque posée sur des bases éthiques, naturelles et philosophiques, qui en démontrent le bien fondé.
Pouvait-il en être autrement dans une étude consacrée à la Nature humaine.

   Enfin, cet ouvrage de synthèse que j'ai voulu faire propose une alternative aux jeunes généra-tions, pour entreprendre de s'extirper de la brutale crise écologique et sociale.
Cette « Alternative » est la dernière partie de l'ouvrage, elle sera mise en ligne dans quelques mois (voir, ci-après, l'adresse du site).

   Le livret que je vous adresse aujourd'hui ne constitue donc que la première partie, qui n'est pas la moins importante.  
   Si vous vous hasardez à me lire, voici le site où vous pourrez trouver tous ces chapitres réunis :   www.lanaturehumaine.fr

   Lire notamment : Economie / Démocratie et politique / Relation à la nature (voir : l'homme et les animaux). Ces chapitres ne sont pas très longs...

        Merci beaucoup, Aymeric, de m'avoir prêté attention.

        Economisez vos forces, soyez vigilant. Aspiré dans le tourbillon de la notoriété, attention à ceux qui ne font qu'aduler celle-ci à travers vous.
Mais bon, vous êtes un grand garçon et vous savez tout cela.

          Bien à vous,
    
          Lucas


    ...Voici la lettre ingénue que j'écrivis à Aymeric Caron, ignorant que je m'adressais à un loup. Peut-être ne l'était-il pas encore. Cet homme dont j'implorais la protection, en qui je déversais toute ma confiance, qu'a-t-il fait ? Eh bien, il ne m'a jamais répondu et il a volé mon travail.

Il a suivi à l'inverse de ce que j'espérais le mode d'emploi de ma lettre !...

   Ceci n'est pas une dénonciation à la légère, les détournements opérés sont considérables.
   Il a dérobé des idées et des raisonnements essentiels pour alimenter sa thèse, en les réécrivant et les noyant de manière éparse dans un lourd pavé de 450 pages, qui est une technique classique de faussaire. Il a simplement fait un travail de journaliste et de documentation pour étayer les thèses dérobées au philosophe. Croyant échapper ainsi à l'accusation de plagiat et s'arroger la crédibilité.
    Sans aucune pudeur, il a siphonné le travail que je lui avais adressé par la poste

(un court manuscrit dans lequel figurait aussi le lien vers mon site internet) sans jamais le citer, sans m'en demander la permission et sans me répondre du tout...
Précaution élémentaire pour un escroc que de mettre de la distance entre lui et la personne qu'il a dépouillée.
 

La posture du rebelle et du visionnaire.

 
      C'est le mobile du crime, en filigrane...
     En mal de rebondir après ''On n'est pas couché'', il lui fallait trouver une posture prestigieuse pour être à nouveau admiré et applaudi. Mon travail lui en fournit l'opportunité malhonnête et il ne put y résister longtemps. Son sang ne fit qu'un tour, pour s'arroger la posture du rebelle en vue, et il s'ingénia alors à capter mes thèses pour les ramener à ce qui le distinguait dans l'esprit du public, à savoir la cause animale, que je défends moi-même dans mon travail.
Ce fut donc là son sophisme, son grand écart : dire que « l'antispécisme », terme spécieux, est un humanisme, alors que c'est l'inverse : c'est l'humanisme en soi qui est ''antispeciste'', c'est à dire non anthropocentrique. J'expose cela dans mon travail de façon simple et logique.
 De là, il a siphonné ensuite mes raisonnements humanistes sur les divers sujets, politique, économique, écriture d'une utopie, etc, pour les ramener à sa thèse, « antispéciste », croyant pouvoir échapper à l'accusation de plagiat. C'est d'une grande bêtise, mais les prédateurs sont souvent bêtes car dominés par leur pulsion.
    
Avec opportunisme et immoralité, il a voulu s'arroger la posture du ''vrai rebelle'' : le rebelle éthique tel que je le décris dans ma lettre adressée à lui. Expression destinée à défendre mon travail, ma démarche, et non à lui faire incarner ce rôle, en dépeçant mon ouvrage au passage !
Je n'ai pas écrit cet ouvrage pour camper une posture médiatique, c'est toute la différence d'avec l'imposteur.
   Tout cela serait ridicule et risible si ce n'était pas grave aussi. Il est un opportuniste corrompu qui fait beaucoup de mal. Le brigandage de mon travail a été exécuté froidement, assumé pendant des mois sur toute la période de rédaction du livre ''Antispéciste''. C'est une violence que je ne peux excuser. Il faut démasquer ce faux superman : un journaliste sans étoffe, sans talent humain, sans éthique sincère ou profonde. Un faux rebelle, peu soucieux de tromper tout le monde pour parvenir à ses fins...


Le facteur aggravant

    Nous évoluons ici dans le domaine de l'éthique, de l'humanisme, et c'est un premier facteur grave. Comment de telles trahisons sont-elles possibles ? Mais il en est un autre aggravant, qui ne vous aura pas échappé :  
   je l'implorais dans ma lettre d'être mon protecteur, et c'était même le fond de ma démarche...
    
     Car j'avais déjà été victime de ''coups de canifs'' dans mon travail de la part de quelques auteurs connus et je commençais à me tenir sur mes gardes. Expédier cet ouvrage à des gens respectables n'aboutissait jamais à le voir reconnu, publié, mais à se le faire ponctionner. C'est le problème de ces gens qui publient régulièrement et qui peinent à alimenter leurs ouvrages par de nouvelles idées. Or, ils ont pris goût à la médiatisation, c'est peut-être même une addiction. On souhaite sécuriser un statut, un revenu, un prestige accru aux yeux du public, et c'est la porte ouverte au déraillement de la morale...
   Je n'imaginais pas qu'un homme, Aymeric Caron, à qui j'expliquais tout cela ingénument, et dont j'implorais la protection, pût alors me marcher sur le corps en avalant sa conscience tout de go. C'est pourtant ce qu'il fit.
On prête à l'autre les sentiments qu'on a soi-même mais je me trouvai mal payé en retour. Cela dépasse l'imagination, on n'envisage pas le mal dans ces proportions là.
C'est un crime des plus noirs au plan moral, dont on ne se relève pas.    

   Faut-il rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, Mr Caron officiait en procureur inflexible, faisant régner la terreur sur un plateau télévisé, caricaturant la posture de l'intellectuel de gauche jusqu'à le trahir.
Il était ''critique intellectuel'' dans l'émission « On n'est pas couché », détruisant souvent l'invité au nom de valeurs éthiques qu'il semblait détenir. Il eut l'audace effrontée d'aller présenter son ouvrage de pilleur, Antispéciste, sur le plateau du brave Laurent Ruquier, abusé lui aussi et le qualifiant ingénument « d'humaniste » !
            


Un mot sur mon travail.

     Mon travail est un humanisme complet : il est une approche originale, je crois, permettant de comprendre et de proposer des solutions pour désamorcer les crises écologique, économique et sociale qui frappent l'humanité. (Vaste projet, je sais...) En reliant celles-ci à notre nature humaine,
à l'être humain tel qu'il est issu de la Nature et à son évolution spécifique, je montre l'origine de ces crises et comment elles sont toutes liées. C'est le travail d'un humaniste, je l'ai écrit avec simplicité. Il n'a pas trouvé d'éditeur à ce jour, et cependant on le juge digne d'être pillé...

  . La 1ère partie est une analyse synthétique et concise de la nature humaine.
  . La seconde partie (à la lumière de la 1ère partie) explore les ressorts cachés des crises sociale, écologique, économique et politique, entre autres.   [Mr Caron y a beaucoup pillé.]
  . La troisième partie propose une « Utopie réaliste »... une alternative à la société actuelle et comment s'en rapprocher.  [Je ne l'ai pas encore mise en ligne du fait des plagiats découverts.]


   Le fait d'apporter cet éclairage ne fait pas de moi l'illuminé de service, l'homme parfait ou le gourou.
  Ce n'est pas un travail prétentieux, je pensais au contraire pouvoir collaborer avec d'autres.
Je l'ai notamment adressé à une brochette de ''sept intellectuels français'', au sens large, mais cela s'est retourné contre moi : certains ont pillé sauvagement dans mon travail et m'ont jeté aux oubliettes.
   Stupeur, effroi... à découvrir la fausseté de ces gens, et de tout un système mafieux ? Comme en politique, on se bat pour conserver les bonnes places, pour être en haut de l'affiche. La moralité n'est qu'apparence et discours.
   Tous ces comportements sont assez bien explicités dans mon travail, ils me désolent mais ne me surprennent pas.
 
     Contrairement à ce qu'on prétendra peut-être, je ne cherche pas à me faire une publicité en dévoilant cette affaire : mais il y a va de l'intérêt même de ce travail à n'être pas dérobé par des opportunistes sans scrupules, déshumanisés par leur désir violent de notoriété. Le cynisme ultime est qu'il prétendent oeuvrer désormais dans le créneau de l'éthique et de l'humain, qu'ils prônent la coopération mais se comportent en vautours ! Pseudo-philosophes ou gourous, opportunistes immoraux, ces gens trop médiatisés trompent leurs admirateurs pour s'arroger la posture prestigieuse : incarner les idées neuves et le monde de demain. C'est exaspérant...
   Les imposteurs arrivent presque en même temps que les idées neuves. Peu créatifs et peu vertueux, il leur faut récupérer immédiatement le travail des autres, à fortiori ce qui vient d'internet : cette boîte à idées méprisable ! mais d'où surgissent les bonnes idées.
Pas vu pas pris, croient-ils. On méprise l'auteur sur internet, ce manant « pas crédible » à qui l'on ne parle pas, et cependant on le dévalise. Cherchez l'erreur...
   Compte tenu en effet qu'ils disposent d'un pouvoir de publier quasi-instantané : chose dont ne dispose point l'auteur « inconnu » et qu'ils ont bien comprise.

Mais en volant la parole de l'autre, en reléguant à l'inaudible les humanistes issus du peuple et non médiatisés, ils trompent bassement le public. Ils détruisent la démocratie qu'ils prétendent incarner, instaurant tacitement un ''spécisme'' social qui ne dit pas son nom. C'est le problème des hiérarchies animales et humaines, qui toujours rejouent le même scénario élitiste, le même déni de démocratie. (Voir mon travail, qui éclaire sur ces mécanismes.) Telle la société des rats jamais dépassée.
   C'est un abus de position dominante dans le monde médiatique et intellectuel, l'instauration d'une « médiacratie » : une aristocratie recréée où l'auteur « non connu » n'existe pas, n'est pas crédible, et peut être dépouillé sans témoins. Droit de cuissage intellectuel sur le travail du roturier.
Le peuple abusé s'extasie et applaudit, mais tout n'est plus qu'artifice...
   Je suis un amoureux de l'égalité, je dénonce ces statuts élitistes.


Comment croire à de tels dérapages ?

    C'est difficile à croire mais c'est ainsi. Comme je l'évoquais plus haut, on est tenté d'établir un parallèle entre ''les dopés de la notoriété'' et les toxicomanes : tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins et obtenir sa dose. C'est irrésistible. Ils ont dopé leur travail avec le mien.

   Aymeric Caron et Pierre Rabhi sont deux individus très narcissiques, dont la médiatisation et peut-être l'entourage ont galvanisé l'égo. Proches collaborateurs, ou éditeurs aveuglés par les tirages, les ont peut-être accompagnés sur cette pente glissante au lieu de les retenir. Vanité et intérêt matériel se conjuguent et vont main dans la main. C'est le duo fatal, pour lequel l'être humain perd aisément toute notion de moralité...
Je ne souhaite pas me mettre à dos tous les éditeurs, cependant il y a parfois de cela. Le star-système est bon pour le commerce, on le sait.
Mais tout cela finit par basculer dans l'imposture et le crime...
   
    Car c'en est un : un intellectuel corrompu ne vole pas une voiture, qu'il maquille ensuite pour la revendre. Non, il vole et maquille des idées, un raisonnement, des années de travail et d'ascèse parfois pour un auteur, d'une valeur bien plus grande moralement que le produit d'une automobile ou de quelques cambriolages (que je décourage également). Voilà un premier point.  
Cependant il vole plus : la confiance de ses semblables et de ses proches, qui investissent en lui une figure morale qu'il n'est point en réalité, tous prêts à s'en remettre à lui et à son conseil. C'est un fourvoyeur de la vie des autres, et un temps considérable perdu à suivre ces notables ou faux prophètes.
 

   Il faut démasquer ces faux supermen, qui font en réalité beaucoup de mal.

   Ces démagogues et imposteurs ne rêvent que de gloire et pas tant d'égalité.

   Ils sont des fossoyeurs de démocratie, ils ne font que perpétuer le vieux monde...

 

             Je porte donc plainte contre Aymeric Caron et Pierre Rabhi
             pour contrefaçon du droit d'auteur (plagiat).


   Je demande que les auteurs sur internet soient respectés comme des citoyens à part entière.
   Le droit nous y autorise. C'est un droit naturel.


    
Crédibilité de mon travail.

    [Je reviendrai sur ce sujet plus longuement.]

    En matière de sciences humaines, il faut se méfier des experts et de leurs interprétations. Je ne dis pas qu'ils sont tous mauvais, mais enfin ce domaine n'appartient à personne.
   Qu'entend-on par crédibilité, au sens courant ? Quels sont les critères de crédibilité ?
   Ce sont des critères élitistes et bourgeois, qui ne s'appliquent pas à l'étude de la nature humaine. Le seul fait d'être médiatisé peut vous rendre "crédible"!
Les philosophes diplômés n'ont pas étudié la nature humaine : ils ont étudié les philosophes enseignés à l'université : ce que d'autres ont pensé (lesquels n'ont souvent pas étudié la nature humaine avant d'ouvrir la bouche. Mais il y a d'heureuses exceptions ! qui s'y sont efforcés...).
On ne leur a pas appris à être libres de préjugés, mais plutôt à pérorer doctement, dans l'abstrait.
On confond trop souvent en occident érudition et sagesse : le culte de la toute-puissance intellectuelle, l'instinct de domination sur autrui appliqué à l'intellect. C'est sans valeur. Je ne dis pas que l'érudition n'est pas intéressante, mais elle n'est pas prioritaire.

   Comprendre et apprendre sont deux choses différentes, mais ça ne saute pas aux yeux.
Un discours moral bachoté, philosophique ou religieux, en vue de satisfaire à l'obtention d'une position sociale, a une portée très limitée sur la moralité réelle d'une personne. C'est un endoctrinement qui s'ignore, un conformisme social à des fins intéressées, peu enclin à remettre en cause les structures en place lorsque nécessaire (soumission au groupe où l'on doit s'insérer). De même, le plagiaire qui subtilise et répète des thèses éthiques et morales, n'est pas un être moral pour autant.
   L'auto-censure bat son plein, puis la fraicheur d'esprit s'éteint à jamais chez le jeune étudiant.
Trop souvent, la péroraison a chassé la raison. On n'entre pas dans le fond du sujet. L'intelligence se gagne avec ses tripes, avec son cœur : sans suivre les sentiers rebattus par la tradition et les idéologies ambiantes, souvent informelles.
C'est par le doute notamment, un doute raisonné, que l'on devient philosophe et humaniste.
Et alors il n'y a plus de philosophe, mais un être humain à part entière, ouvert et coopératif, humble envers autrui. On est loin du compte.

   En matière de sciences humaines, qui donc sont « les experts » qui vont nous dire comment nous devons vivre ? Et les peuples non intellectuels, ont-ils moins d'expertise à cerner la nature humaine et le sens de la vie ? Voici l'intellectuel bourgeois ramené à sa place... lui qui nous a enfermés, sans se rebeller, dans cette affreuse société de l'intellect, des hiérarchies élitistes, du conformisme. Hold-up sur la fraternité et sur nos libertés.

   Et, pour finir, si mon travail est pillé, n'est-il toujours pas crédible à vos yeux ? Puisqu'on lui arrache des morceaux entiers ?
Certes, ce n'est pas un critère en soi non plus. Intéressons-nous donc à la raison et aimons la vérité pour elle-même.