INTRODUCTION

                                      (de l'ouvrage original)  

 

 

 

L'état du monde  : un chaos social stupide et dangereux .

 

   Nous vivons une époque de difficulté et de problèmes, collectivement et individuellement.

Cela, certes, remonte à loin !

   La plupart d'entre nous comprend qu'il n'y a pas réellement de séparation entre « le collectif » et « l'individuel ». C'est là une notion un peu abstraite car les deux, n'est-ce-pas, sont interactifs. Aussi les événements vécus au niveau social influent-ils sur l'esprit de l'individu et réciproquement. En effet, nous vivons dans un monde de relations et il serait illusoire d'espérer s'en soustraire.

   Á l' heure présente les problèmes ne manquent pas, affectant simultanément individu et société. Rangés côte à côte ils paraissent innombrables et divers, au point qu'on doute de jamais pouvoir les résoudre un à un. Et c'est là une vision saine il me semble !

Alors vient l'idée qu'il nous faudra sans doute continuer de vivre avec eux, cahin-caha, en tâchant de préserver un équilibre toujours plus précaire.

Et puis survient l'hypothèse que, tous ces problèmes étant interactifs, il se pourrait qu'ils aient une cause commune et qu'on puisse les résoudre tous ensemble et à cette condition seulement. Mais cela reste à étayer et à démontrer.

   Si l'on s'y attarde un instant, même sans pessimisme excessif, notre univers quotidien est affligeant. Du berceau jusqu'à la mort, nous nous trouvons entraînés dans une course à la réussite individuelle, au plan matériel et social comme dans les relations humaines, y compris celles que nous qualifions d'amitié ou d'amour.

Races, nationalités, religions, classes sociales, semblent constituer d'incontournables remparts dans un mode de vie compétitif. Nous menons ordinairement une vie de travail forcé, gouvernée par une économie folle qui dans le même temps réduit à l'inactivité ou à la pauvreté une large proportion de la population, en dépit de la richesse qui est produite - paradoxes s'il en est.

   Étroitement intriqués, économie concurrentielle et modes de vie produisent de dangereux déséquilibres sociaux (souffrances, tensions multiples à tous niveaux) et liés à l'environnement (réchauffement climatique et disparition progressive de la vie sur Terre, pollution, agression de la nature en détruisant et bâtissant, en évoquant la sacro-sainte règle de rentabilité et de compétition économique inévitable - ce qui est un mensonge).

Tandis que des injustices affolantes sont entérinées - la spéculation financière et les riches propriétaires, en mesure d'exploiter l'homme démuni de tout, y compris d'éducation - la majorité tend à se replier sur un confort suffisant ; refuge illusoire autant que provisoire et, pour tout dire, médiocre.

   Cette organisation sociale est victime de ses propres négligences. L'éducation étant étroite d'esprit, puisque compétitive elle-même, ne peut produire que d'inadéquates et abusives « réussites », des échecs et des délinquants. Médiocrité, tricherie et corruption de l'esprit sont les émanations courantes de cette mentalité.

 

L'individu dans la société.

 

   Dans ce contexte, qu'en est-il de l'individu ?

   Où qu'il soit, il se trouve soumis de façon plus ou moins diffuse à la pression sociale. Sa conscience et sa situation matérielle en sont affectées, entretenant un effet de stress qui le pousse continuellement à rechercher une sécurité individuelle.
Il en ressort un être plus conservateur qu'enclin au partage, et trop préoccupé par son anxiété maladive pour faire preuve du discernement nécessaire. Ainsi, il ne songe pas seulement à modifier les données profondes du système où il vit et de son propre malheur.

L'inhibition le rend passif et sans clarté d'esprit à cet égard. Certes, des mouvements d'indignation et de révolte se manifestent, l'alter-mondialisme nous dit des choses, mais les solutions avancées restent approximatives.

L'individu s'efforce de trouver des compensations dans un milieu d'amis ou une relation amoureuse. Dans ce cercle privé et sélectif lui aussi, des dissensions à l'image de la société existent également.

Et, lorsque le confort et l'harmonie escomptés pour la vie ne sont pas au rendez-vous, la personne peut recourir à des expédients qui handicapent davantage sa lucidité et son équilibre (évasions, drogues, addictions...).

L'individu, somme toute, peut être décrit comme « un animal isolé et anxieux, encore habité par la peur du lendemain ».

L'angoisse, l'incertitude individuelle, alimentent en retour le désordre de la société.

 

 

Faut-il se résigner.

 

   La boucle serait donc bouclée et le cercle définitivement vicieux, s'il n'y avait précisément en l'individu la libre faculté de s'extraire du marasme et de démarrer une attitude neuve (nous le verrons dans la dernière partie de l'ouvrage).

   Car faut-il se résigner à une vie d'anxiété et de luttes, avec la perspective de la voir empirer ?

   Les nombreux problèmes sociaux globalement piétinent, et les paramètres qui les commandent (plus ou moins visibles) ne promettent qu'une complication de la situation. Les difficultés rencontrées dans la communauté humaine, contrairement à l'idée encore répandue, sont dues à l'organisation humaine et non à la rareté des ressources ou à la difficulté de produire. (Lesquelles ressources restent abondantes, malgré les dégâts irréparables déjà provoqués).

Il n'est donc pas réaliste de s'accrocher à quelques avantages acquis, des richesses même, et d'attendre de voir les choses s'améliorer automatiquement, tandis que chacun d'entre nous continuera de courir aveuglément dans la direction qui est la sienne.

   S'en remettre avec indolence aux leaders et aux politiciens, aux événements sociaux qui surviennent d'eux-mêmes sans qu'on ait beaucoup à changer sa manière de voir la vie, ou encore à quelque idéologie toute prête, exprime une démission individuelle et le refus de se pencher sur les vraie causes, de façon créative.

Car le tumulte social est porteur de beaucoup d'agitation et de peu d'intelligence. C'est l'immaturité du ''comportement de l'autruche'', qui dans sa peur de faire face n'évitera ni le danger ni la mort.

   A moins de porter un regard un tant soit peu sérieux et passionnant sur la vie,

les hommes se verront bientôt confrontés à des problèmes sociaux et matériels qui les dépasseront, et auxquels ils continueront de n'apporter que des réponses instinctives et barbares.

Chaque individu sur cette planète a maintenant l'obligation de « s'arrêter », et de s'interroger sur la manière dont lui-même et les êtres humains vivent à l'heure présente.

Ce sera une question d'une matérialité brûlante si l'on attend encore.

Et puis, dans l'attente de la mort, la vie n'aura-t-elle été que ce parcours besogneux et individualiste, isolé parmi nos proches ? Mener une vie de bêtise et d'absurdité, d'une morosité générale, et mourir. Quelle frilosité, n'est-ce-pas ? Quel mauvais projet pour la Vie. Quel manque de génie !

N'est-il pas temps d'ouvrir les yeux et d'arrêter de se conformer aux modes de vie et de penser traditionnels ?

Ça n'est que trop évident.

 

 

Une approche nouvelle.

 

   Ceci n'est pas un réquisitoire.

   Je ne brosse pas un sombre tableau de façon gratuite, tel un charlatan qui souhaite imposer l'idéologie qui lui plaît. Mon intention est d'alerter l'opinion sur ces questions, compte tenu qu'il est possible de démêler l'écheveau social et de désamorcer les conflits futurs (si cela n'était pas possible, je n'y perdrais pas mon temps...).

Mais bien sûr cela demande la participation de chacun, et de ne plus se reposer sur de soi-disant leaders.

 

   - Parce que les problèmes humains semblent devoir toujours stagner et réduire la vie à un parcours difficile et sans âme (…), redoutable même pour de nombreuses personnes, je crois utile d'attirer l'attention sur ce qui me semble être une découverte fabuleuse que l'on peut faire.

Je pense que cette ''découverte'' peut être saisie par un grand nombre de gens, car elle est simple en elle-même. (La difficulté vient des valeurs parasites qui constituent la culture que nous avons plus ou moins acceptée jusqu'à ce jour).

   J'espère pouvoir, à travers ce petit recueil, expliciter au mieux mon point de vue, lequel est purement logique, et aider à débarrasser de valeurs-pièges communément acceptées, qui rendent définitivement impossible l'avènement du bonheur en société et au cours de la vie.

   Je vous invite donc, en toute modestie, à un voyage d'exploration au cœur des problèmes humains : de la compréhension des causes, qui seule provoque leur résolution, jusqu'à l'avènement d'une dimension nouvelle dans la vie.

Quoique grandiloquent, voilà un peu le programme des chapitres qui vont suivre !